Dénoncer ou ne pas dénoncer ? Telle est la question.
- 4 déc. 2023
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Bonjour, amoureux de la Parole ! Ce matin, je me permets d’aborder un sujet quelque peu délicat qui, j’en suis sûr, fera grincer des dents à certains. Vous êtes peut-être déjà tombés sur des chaînes YouTube dédiées à la dénonciation de “faux hommes de Dieu”. De manière peut être inhabituelle, certains, dans le cadre de leur ministère, dénoncent aussi ces “loups ravisseurs”. Pourquoi ? Dans le souci de prévenir, de protéger, d’exposer le mensonge et de laisser éclater la vérité. Le seul souci...
Certaines de ces dénonciations peuvent finir en règlement de compte, en humiliation, voire en brisement pour les personnes fautives. Sait-on si elles ont fauté volontairement, inconsciemment, et même si cela était de manière consciente, pourquoi les piétiner au point de ne pas leur donner une porte de sortie ? Quelle serait donc la bonne démarche ?
Regardons de plus près les écritures. Dès la Genèse du monde, Dieu nous donne un exemple. Lorsque Adam et Ève pèchent et prennent conscience de leur nudité, Dieu est celui qui les revêt de vêtements plus adaptés pour les recouvrir dans le souci de leur enlever la honte. Ensuite, seulement, il leur ferme les portes de l’Éden.
L'Eternel Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peau, et il les en revêtit. Genèse 3 : 21
Jésus attendra que toute la foule condamnant la femme adultère se dissipe pour lui dire qu’il ne la condamne pas. Cette simple phrase devant les pharisiens aurait été une humiliation pour cette dernière.
1 Jésus se rendit à la montagne des oliviers. 2 Mais, dès le matin, il alla de nouveau dans le temple, et tout le peuple vint à lui. S'étant assis, il les enseignait. 3 Alors les scribes et les pharisiens amenèrent une femme surprise en adultère ; et, la plaçant au milieu du peuple, 4 ils dirent à Jésus : Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère. 5 Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes : toi donc, que dis-tu ? 6 Ils disaient cela pour l'éprouver, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus, s'étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre.7 Comme ils continuaient à l'interroger, il se releva et leur dit : Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. 8 Et s'étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre. 9 Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu'aux derniers ; et Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu. 10 Alors s'étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit : Femme, où sont ceux qui t'accusaient ? Personne ne t'a-t-il condamnée ? 11 Elle répondit : Non, Seigneur. Et Jésus lui dit : Je ne te condamne pas non plus : va, et ne pèche plus.
Jean 8: 1 - 11
Dans ces deux cas, nous voyons que Jésus et Dieu recadrent dans le secret, loin des regards. Ce constat contraste beaucoup avec ce que nous voyons de plus en plus dans le monde chrétien. Beaucoup dénoncent ouvertement devant des foules et humilient des âmes que Dieu voudrait sauver. Des églises se séparent de membres lorsqu’ils ont chuté, sans même essayer de prier, de pardonner.
Il est vrai que certains cas extrêmes méritent d’être dénoncés. Pour d’autres, la justice de Dieu est suffisante car elle finira toujours par les exposer. Ce sont bien souvent les actions de ces mêmes personnes qui contribuent au dévoilement de leurs iniquités. Alors, avant de dire et de médire, avant de détruire et de salir, jetons nos regards sur les écritures qui nous racontent un Dieu sage qui n’a guère besoin des humains pour qualifier ou disqualifier ses serviteurs.
Que Dieu vous bénisse.
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